21.08.2008

J'ai lu:Ian Rankin, "Une dernière chance pour Rébus"

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Pour avoir lancé un mug de thé à la tête de sa supérieure, John Rebus va réapprendre les règles du travail en équipe à l'Académie de police écossaise, dite 'le saloon de la dernière chance'. Il devra plancher, avec cinq autres officiers insoumis, sur le meurtre non élucidé d'un petit voyou de Glasgow. Or l'un d'eux, Gray, ainsi que Rebus, ont jadis travaillé sur ce dossier. Simple coïncidence ? Parallèlement, Siobhan Clarke, désormais sergent, enquête sur l'assassinat d'Edward Marber, un galeriste d'Edimbourg. Les deux affaires avancent en un contrepoint subtil, reliées par la figure menaçante de Big Ger Cafferty, le caïd de la côte est, avec lequel Rebus entretient de longue date des relations ambiguës. Les vieux démons de Rebus sont toujours là : l'alcool et la solitude, le mépris de la hiérarchie et quelques doutes existentiels. Un bon flic n'est-il pas obligé, parfois, de pactiser avec le diable ? Et si bien faire son boulot allait de pair avec une conscience pas toujours très nette ?

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J'écoute:Richard Wagner

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Orchestral music

"Tannhaüser-Parsifal-Tristan und Isolde"

Berliner Philarmoniker

Claudio Abbado

Dans me lecture des "Orientalistes. Peintres voyageurs"

"berninger.jpgAn arab caravan above Tunis " Edmund Berninger(1843-vers 1910)

http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A0WTf2l3845Ib0MA8LVuAQx./SIG...

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Dans ma lecture du "Journal d'Hélène Berr"

journal.jpgpage 169:"Peut-être aussi y a t-il le sentiment que "les autres" ne vous comprennent pas à fond,qu'ils vous souillent,qu'ils vous mutilent, et qu'on se laisse avilir comme une marchandise."

Des pages sur ses sentiments, ses émotions par rapport aux événements de la France, sa vie amoureuse(etc.): pages 43-44

pages 53-54-55

pages 59-60

Je n'ai pas le temps de tout recopier; quand vous l'aurez en main, vous lirez par vous-mêmes.

p.65: "Il y a du beau mêlé au tragique. Une espèce de resserement de la beauté au coeur de la laideur. C'est très étrange."

p.71:"Singleness of mind[sentiment de solitude]."

p.73-74: l'arrestation de son père, poignante...

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Sourire

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Sourire d’un matin câlin
Oublier les bruits de la ville
Urgence du chant des oiseaux
Rareté des moments heureux
Impossible de les laisser passer
Rides de sourire même forcé l’
Emportera sur la colère et la haine


Pour lire d'autres poèmes de moi, cf. mes 2 recueils en vente ici:http://www.thebookedition.com/laura-vanel-coytte-paysages...
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et Lartino:

http://www.lartino.fr/lauravanelcoytte/sourire-pn1000.html

Pour vous donner envie de lire mes livres..

...les commentaires chez The book edition:

- "Des paysages de Baudelaire et Nerval":

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-"Paysages":

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Episode 3 de la saga de l'été

La saga de Kaléïdoplumes



L'île déserte


Consigne 31: EPISODE 3



Votre personnage est sur l'île depuis quelques temps déjà. Il a organisé sa vie en fonction de ce qu'il a trouvé sur l'île. Intéressons nous maintenant aux rencontres qu'il a pu y faire.

Une seule, ou plusieurs, farfelues, ou inquiétantes, bienvenues, ou dangereuses.

Parlez nous des rencontres qu'à pu faire votre personnage (ou vos personnages)

Cette consigne sera déverrouillée le 28 juillet.

Pour écrire sur cette consigne, cliquz sur Ecrivez ou copiez-collez votre texte, et cliquez sur "Envoyer"

La consigne 27 (Les soldes) sera verrouillée le 1er août.

http://kaleidoplumes.forumpro.fr/consigne-31-f76/consigne...

Mon épisode 3 ci-dessous:

 

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20.08.2008

J'ai lu et adoré:"La Touche étoile" de Benoîte Groult

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« On est vieux dans le regard des autres bien avant de l’être dans le sien »

Ni Dieu, ni diable, Moïra, dans la mythologie grecque représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète comme les Celtes le sont si souvent. Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est jurée de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le 'jeunisme' est érigé en valeur et ou 'vieillir est un délit'. Jusqu'au jour où...

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Visite du 17 août 2008:Musée de Tain l'Hermitage(Drôme)

école de paris.jpget notamment Pierre Palué, peintre de Chavannes(Drôme).

On est accueilli par la fille du peintre qui m'a dédicacé un catalogue des oeuvres de son père.

« Il y a du rêve dans la réalité de Palué, comme il y a du sommeil sur la vie
de ses chemins, de ses arbres, de ses maisons, de son eau immobile où dorment des bateaux.
»

Bernard Clavel

Allez voir le site de ce peintre:

http://www.pierre-palue.com/index.html#

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Grimpette du 17 août 2008: Château de Crussol

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Le château de Crussol est un château (maintenant en ruines) construit en pierres calcaires au début du XIIe siècle sur une hauteur dominant la vallée du Rhône, juste en face de Valence. Il est situé sur la commune de Saint-Péray dans le département de l'Ardèche.

 

Sommaire

Situation

Posé sur la crête de la colline de Crussol, au bord d'une falaise de plus de 200 mètres de haut, le château domine Saint-Péray à l'Ouest, Guilherand-Granges et Valence à l'Est. Le site s'étend sur 3 hectares, il comprend la Villette, un ensemble composé d'une centaine de maisons, et le château lui-même au sommet de la colline, le tout ceinturé par des remparts encore bien visibles.

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Un entretien avec Yves Bonnefoy

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«Nous sommes de simples étincelles»

Par Didier Jacob

L'un de nos plus grands poètes confie, à l'occasion de la parution de plusieurs recueils, sa dette à Jules Verne, et raconte son engouement de jeunesse pour le surréalisme. Explications

 

 
L. Bonnefoy
Né le 24 juin 1923 à Tours, Yves Bonnefoy est l'auteur de très nombreux ouvrages de poésie, d'essais sur la poésie et la peinture, et de traductions (notamment Shakespeare et Yeats). Il est professeur honoraire au Collège de France.

De son bureau du Collège de France, Yves Bonnefoy règle ses affaires courantes, qui sont celles de la poésie. Des contributions (les demandes affluent du monde entier), la réédition de textes, augmentés d'une longue introduction, qui datent de la fin des années 1940 (le magnifique «Cœur-Espace»), un recueil plus récent enfin, «la Longue Chaîne de l'ancre», où, magicien sans tours ni baguette, notre discret professeur transforme en or ce qu'il décrit. Bonnefoy poète majeur? Voici pourquoi.

 

Le Nouvel Observateur. - Pour commencer, pourquoi préférez-vous, en règle générale, répondre par écrit aux questions des journalistes?

Yves Bonnefoy. - Parce que cela me permet de mieux dire ce que je pense. La simple conversation est trop rapide, elle incite à des idées, à des arguments que l'on a tout prêts dans l'esprit, et c'est aux dépens de ce que révélerait le temps de la réflexion. J'ai l'esprit de l'escalier, comme on dit. Et, de surcroît, je crois comme Cézanne qu'il n'est de vérité que dans la nuance.

N. O. - Vous êtes issu d'un milieu modeste, une famille d'instituteurs, notamment. Pouvez-vous, en quelques mots, nous parler de votre père, qui semble associé, écrivez-vous dans l'introduction au «Traité du pianiste», au souvenir de Jules Verne?

Y. Bonnefoy. - Ma mère était institutrice, fille d'un maître d'école de village, il y avait donc de son côté une certaine habitude de la chose écrite. Mais mon père était un ouvrier, ce qui lui donna, je le crains, le sentiment qu'il n'appartenait pas au même monde et fit qu'il se tint un peu en retrait de la vie familiale, et non sans tristesse. Je le voyais rentrer du travail, silencieux, il me semblait qu'il imaginait que même l'enfant que j'étais ne pourrait parler avec lui. Et c'est pour cela comme en effet je l'ai écrit récemment qu'ont tant compté pour moi «les Enfants du capitaine Grant», le magnifique roman de Jules Verne. Dans ce livre, un père manque. Il a été abandonné sur un rivage désert, aux antipodes, et ses enfants, son fils surtout, veulent le retrouver, mais c'est difficile car les messages qu'il a envoyés ont été brouillés par l'eau de la mer et sont partiellement illisibles. J'ai fait mienne cette situation, j'ai voulu retrouver ce père laissé à son silence, et comme bientôt le mien serait mort, je crois qu'une des raisons que j'ai eues d'écrire, et d'écrire comme je fais, ce fut mon désir de lui donner la parole, de faire qu'il parlerait à travers moi.

N. O. - Vous avez grandi dans un «milieu de peu de livres», livres qui vous ont cependant tôt fait apercevoir, comme vous l'écrivez si joliment, au bord des mots, une «irisation». Pouvez-vous être plus précis? Quels livres vous ont marqué, enfant?

Y. Bonnefoy. - Je ne me plains pas de ne pas avoir grandi dans une maison de beaucoup de livres. C'est vrai qu'il y en avait assez peu chez mes parents, en tout cas qui fussent dignes de ce nom, mais chacun d'eux avait de ce fait même la capacité de déployer librement son être de livre, au sein duquel se découvrait un second niveau dans la parole. Qu'un livre soit seul ou presque à solliciter un enfant, dans l'enfance, et ses mots s'élargiront, s'approfondiront, ils se feront les moyens de rêver à un réel autre que le nôtre ordinaire. C'est une expérience métaphysique que ne permettent pas comme telle, ils ont d'autres soucis, les grands livres de la littérature. J'ai peu lu dans l'enfance, pas une ligne de ses classiques, Alexandre Dumas, par exemple, qui est toujours inconnu de moi; et j'étais content de peu lire, d'en rester avec quelques livres brefs et modestes, que le hasard avait apportés. Peut-être puis-je penser, avec à nouveau le souvenir de mon père, que cette sorte de livre, c'était lui, dans son île là-bas, laissée audehors des cartes. Mais bientôt je lus tout de même la poésie, parce qu'elle aussi laissait pressentir un autre niveau de réalité.

 

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N. O. - Vous publiez, dans «Traité du pianiste», plusieurs écrits anciens, d'influence surréaliste. Un texte notamment, «le Cœur-Espace», que vous avez écrit en 1945, étonne par sa flamme, sa fulgurance. Vous souvenezvous dans quelles circonstances précises vous l'avez écrit?

Y. Bonnefoy. - Oui, c'était la fin de la guerre, la découverte de l'étendue du désastre. Il se faisait évident que le discours social à travers les siècles n'avait guère été qu'iflusionnements et mensonges; et d'autre part j'avais appris d'André Breton et de Max Ernst à mettre en question de façon radicale la réalité quotidienne. L'enthousiasme que vous dites, c'est celui de la table rase. Mais la rénovation du rapport à soi ne se fait pas aussi aisément que l'esprit la rêve, et dans ces pages, quant à moi, je v