25.03.2008
Pierre Garnier,"Présence de la poésie"
"On ne peut écrire de poèmes que si on se sent, si on se sait en accord avec les étoiles-avec les insectes, avec les oiseaux- il s'agit de penser que le mots, les mots, représentent le monde comme le chant des oiseaux et le chant des étoiles-il s'agit de faire son possible de poète pour marquer cette alliance." (dans le magazine "Traits d'union" déjà évoqué)
01:53 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, présence, pierre garnier
17.01.2008
Poème collectif: Le dernier sera le premier
Il pleuvait, chant silencieux
Ulysse
Silencieux au milieu de la foule,
L'homme en sursis cherchait un regard
Regard tourné vers l'horizon
Il cherche le courage
De rejoindre l'autre rive
Moun
Rive le clou du bonheur
Pour qu'il dure longtemps.
Ulysse
Longtemps après la terre
Perdurera la folie
Des hommes dits civilisés
Moun
Civilisés où êtes vous ?
Vous êtes morts et l'histoire
Avale vos restes froids.
Ulysse
Froids comme la neige qui tombe
Vous n'êtes à présent qu'oubliés
Miguaël
Oubliés miséreux
Dans le caniveau des villes
Eclairés d'un soleil
Froid comme un tombeau
Moun
Tombeau chaud de mon âme
Qui se perd dans les flammes
Des échecs et des erreurs
Des angoisses et des peurs
Peurs intimes et peurs ancestrales
Qui se rejoignent souvent la nuit
Laura
Nuit de Chine, nuit câline
Dessine du bout de tes doigts
Sur ma peau-laitage
L'amour en courbes de toi
Moun
Poème écrit sur le forum Regards poétiques:http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1657-Le-dernier-se...
11:07 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème collectif
Poèmes collectifs: Guerre et paix
Attelé au chemin, un écolier marchait.
Son pas était rythmé de l'appel du tocsin.
Il rentrait de l'école au doux d'un soir de juin.
On était en Quarante et l'écolier rêvait.
Rêve de paix et de liberté
Sous un ciel gris de menace
Alors que son pays outragé
Rêvait lui de vengeance
L'enfant imaginait des canons lance-fleurs
Qui arrosent la terre de graines de bonheur ;
Il osait des obus naviguant vers la Lune
Car il ne savait pas la guerre et ses horreurs.
Aux avions qui donnaient la mort
Il opposait l'oiseau de paradis
Aux sous-marins espions
La petite sirène d'Andersen
La mitraillette sur la tempe
Le soldat d'à peine vingt ans
Tremblait comme une feuille
Dans la gorge l'effroi silencieux
Un champ de ruines là où jadis
On cultivait les betteraves.
Et des avions là ou naguère,
Volait l'oiseau, avant la guerre.
Une mère à genoux pleurait
Son fils gisant dans une mare de sang
Martyr des temps modernes
L'Histoire ne nous a rien appris
Le ravin était rempli de cadavres
Et l'enfant dessinait une colombe
Avec un morceau de cendre
Corps, coeurs et âmes brulés
Ecrit sur le fourum Regards poétiques:http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1512-Cadavre-exqui...
11:04 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème collectif
30.12.2007
Un poème collectif:La nouvelle année ou le Nouvel An
À la mi-nuit quand la lune se dentelle
Le jour nouveau veille l’horizon
Et le soleil attend patiemment son tour
Au confort des bras de la nuit douce
Et le soleil attend patiemment son tour
Au confort des bras de la nuit douce
Alors que le solstice a déjà sonné
Le glas des journées automnales
Et l’hiver qui se phare de blanc neige
Pour meubler la terre de ce lieu
Brûlure du froid en couverture
Pour une sève printanière
Chaleur de tes bras
Qui m'habillent d'amour
Chaleur de ton coeur
Qui dénude mon âme
Et les flammes dans l'âtre
Dansent au feu de tes yeux
Brûlants comme la braise
Où crépite mon âme.
Peu importe l'orage
Qui se déchaîne au dehors
Nous ne sommes que douceur
Au crépuscule du matin
Quand l'heure tournera vers demain
Que l'aiguille pointera l'an nouveau
M'embrasseras-tu sous le gui suspendu
Ta bouche en accroche-coeur ?
Ou me dira t-elle des mots définitifs
De rupture ou d'engagement
D'un nouveau temps contre
Ou tout contre toi
Les participants:Réal - Ulysse - Laura Vanel-Coytte - Moun
http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1683-Nouveau-petit...
Si vous souhaitez participer(ce serait sympa), inscrivez-vous sur ce forum, "Regards poétiques" de Moun, de très bonne qualité...
04:45 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Un poème collectif:La nouvelle année ou le Nouvel An
25.12.2007
La lettre au PERE NOEL
Lancée par IRENE:http://www.mamirene.com/article-14526791-6.html#anchorCom...
Une lettre au père noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Pense à mon gentil petit chat
Qui s'ennuie quand je ne suis pas là,
Il ne demande jamais rien
Alors offre-lui un copain.
(couplet des auteurs)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêve de toi tout le temps.
refrain
Pense à mon amoureux
Qui ne vient pas,
Qu'il soit heureux,
Peu importe où il soit.
(couplet de Captaine Lili)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Pense aux malheureux
Qui pleurent sur la terre
Donne leur des moments joyeux
Et chasse leurs misères
(couplet de morganlafey)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Est-il brun est-il rose une question que je me pose...
De certains me disent qu'il est rouge comme la rose...
Sent-il aussi bon ou est-il un Cro-Magnon qui nous croque tout notre pognon
Je vous laisserais seuls juges avant qu'il ne débarque avec sont traineau de désillusions.
(couplet d'Al)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Que ce Noël ne ressemble pas aux précédents
Pour ceux qui ont voulu mourir avant
Pour ceux qui sont morts vraiment
La paix des coeurs et pour longtemps
(couplet de Laura)
Une lettre au père Noël
Pour lui dire tout simplement
Pense un peu à tous ceux que j'aime
Et qui rêvent de toi tout le temps.
refrain
Pense à ceux qui manquent d'argent
Et qui ne te voient que dans les magazines
Ceux qui pensent que les cadeaux sont pour les autres
Essaie de les gâter au moins cette année.
(couplet d'Irène)
Ceci est un exemple de ce qu'on peut faire à plusieurs, maintenant vous pouvez créer votre propre lettre sur votre blog, le but est de faire fleurir pleins de lettres différentes, seule obligation, garder le refrain et mettre en premier couplet celui de l'auteur...
Invitez vos amis à participer
http://lequipedechoc.over-blog.com/
10:46 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : LETTRE AU P7RE NOEL
11.12.2007
Le deuxième rallye de poèsie
IRENE:
Le vers baladeur a rempli son contrat, 19 participants, en France, mais aussi au Maroc, en Algérie et au Canada.
Bravo à tous pour ce poème collectif, dont je vous rappelle, chaque participant ne connaissait que le dernier vers du poète précédent.
Rallye de poésie 2
C’est l’automne dans le ciel
Qui est triste, il fait froid
C’est l’automne dans les cœurs
On en voit de toutes les couleurs
(Irène )
Car de galaxie en galaxie vagabondant
Ayant un jour perdu la notion du temps
Cet enfant décidément très extravagant
En rêvant espérait tromper les grands
(Annick ABC )
Critique littéraire et poétique si savants
Il a copié des anthologies entières allégrement
Enrobant des vers célèbres universellement
De ses petits vers grouillants et répugnants
(Laura)
Je ne veux plus entendre parler de mort
Je veux le bonheur, les caresses de l’amour
Je veux tes mains sur mon corps en attente
Et tes baisers profonds recréant le désir.
(Juliette)
Sous le murmure des flots
Qui glissaient sur nos corps,
Comme une mélodie connue.
La nuit était, si belle encore.
(Lilounette)
Et de ce festif corps à corps
Naissait de sublimes promesses
Echangées par deux cœurs en liesse
Qui s’étonnaient d’y croire encore...
(Enriqueta)
Et pourtant l’espoir était toujours en leurs cœurs
La flamme brillait faiblement mais dansait
En eux. Chauffait leur pauvre corps ankylosés
Eclairant le chemin naguère crève-cœur
(Morganlafey)
La lune cette nuit me fait une faveur
Elle est auréolée d’un hâle de blancheur
Oubliant le petit chemin souvenir des malheurs
Je savoure avec délice l’approche du bonheur
(Camomille)
Ce bonheur hérité et partagé
C’est un rêve qui me laisse aller
Je rêvassais à longueur de journée
A songer à ce bonheur si partagé
(Rachida)
Nous les yeux plongés dans
Le bleu du ciel et les nuages filants
Rêves d’avenir et de présent
Dans le soleil, sourire du firmament
(Captainlili)
Où tu m’emmènes évidemment
Tes rayons réchauffent mon cœur
Alors surtout ne me fais pas peur
Et viens sécher mes pleurs
Dany (petite chouette)
Le lourd de ton silence
M’entraîne dans l’errance
J’attends dans l’espérance
Ton sourire d’innocence
(Mpolly)
Et sonne ma délivrance
Je renais, je revis
Je retombe en enfance
A mon tour, je souris
(Christel)
Une éclaircie est venue quelques jours dans ma vie
Elle a prit le chemin de l’espoir
Elle a fait une échappée vers le bonheur illusoire
Mais elle a été rattrapée par l’insidieuse maladie qui me détruit.
(Laurence)
Elle bourgeonne en moi comme une fleur fugace
Une jusquiame noire au soleil éclaté
Une méduse obscène aux filaments bleutés
Qui filtrent au fond du gouffre les fruits de ma disgrâce
(Azalaïs)
Avec des yeux captivants
Les nuages fuyants
A ma porte souffle le vent
Et mon cœur serre les dents
Victor, (magnétique)
Avec des yeux captivants
Et un regard d’enfant
Il se promène dans la ville
Youpie c’est la quille
(Marithé)
Transporté par la joie
Les battements du cœur se font entendre
Des milliers de papillons multicolores dans le ventre
Prêt à relever tous les exploits
(AP)
Pour regarder plus loin, la conviction
Pour se préparer à franchir les limites
Rassembler sa force, aller encore plus vite
Un silence et se lance dans l’action.
(Françoise)
http://lequipedechoc.over-blog.com/article-14433437-6.htm...
01:35 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : LE 2 E RALLYE DE POESIE
19.09.2007
Pierre de Ronsard(1524-1585),"Nouvelle continuation des Amours" (1556)
Hé que voulez-vous dire ? Êtes-vous si cruelle
De ne vouloir aimer ? Voyez les passereaux
Qui démènent l'amour : voyez les colombeaux,
Regardez le ramier, voyez la tourterelle,
Voyez deçà delà d'une frétillante aile
Voleter par le bois les amoureux oiseaux,
Voyez la jeune vigne embrasser les ormeaux,
Et toute chose rire en la saison nouvelle :
Ici, la bergerette en tournant son fuseau
Dégoise ses amours, et là, le pastoureau
Répond à sa chanson ; ici toute chose aime,
Tout parle de l'amour, tout s'en veut enflammer :
Seulement votre cœur, froid d'une glace extrême,
Demeure opiniâtre et ne veut point aimer.
Une loi générale : l'élan vital
L'énergie de la parole amoureuse
L'expression du reproche
11:40 Publié dans Carpe diem, Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Pierre de Ronsard(1524-1585), "Nouvelle continuation des Amours" (1556)
01.09.2007
Guillaume Colletet (1598-1659), "Amours de Claudine"
Claudine, avec le temps tes grâces passeront,
Ton jeune teint perdra sa pourpre et son ivoire,
Le ciel qui te fit blonde un jour te verra noire,
Et, comme je languis, tes beaux yeux languiront.
Ceux que tu traites mal te persécuteront,
Ils riront de l'orgueil qui t'en fait tant accroire,
Ils n'auront plus d'amour, tu n'auras plus de gloire,
Tu mourras, et mes vers jamais ne périront.
O cruelle à mes vœux ou plutôt à toi-même,
Veux-tu forcer des ans la puissance suprême,
Et te survivre encore au-delà du tombeau ?
Que ta douceur m'oblige à faire ton image
Et les ans douteront qui parut le plus beau,
............Ou mon esprit ou ton visage.
11:29 Publié dans Carpe diem, Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Guillaume Colletet (1598-1659), "Amours de Claudine"
14.08.2007
Charles Baudelaire (1821-1867),Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal, (1857), "Remords posthume"
Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d'un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse;
Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
Et tes flancs qu'assouplit un charmant nonchaloir,
Empêchera ton cœur de battre et de vouloir,
Et tes pieds de courir leur course aventureuse,
Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),
Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni,
Te dira : « Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? »
─ Et le ver rongera ta peau comme un remords.
03:00 Publié dans Carpe diem, Charles Baudelaire, Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Charles Baudelaire (1821-1867), Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal, (1857), "Remords posthume"
Pierre Corneille(1606-1684),"Stances à Marquise" (1658)
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront :
Il saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits :
On m'a vu ce que vous êtes
Vous serez ce que je suis.Cependant j'ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n'avoir pas trop d'alarmes
De ces ravages du temps.Vous en avez qu'on adore ;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu'il me plaira de vous.Chez cette race nouvelle
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurai dit.Pensez-y, belle Marquise,
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise
Quand il est fait comme moi.Voici la réponse qu'a imaginée Tristan Bernard aux Stances à Marquise de Corneille (reprise par Georges Brassens dans sa mise en musique du poème) :
Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant.http://www.site-magister.com/grouptxt.htm
02:55 Publié dans Carpe diem, Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pierre Corneille(1606-1684), "Stances à Marquise" (1658)




