13.02.2008
L'Europe s'ancre dans l'espace
Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP
12/02/2008 | Mise à jour : 08:54
Le laboratoire européen Columbus s'est amarré avec succès à la Station Spatiale Internationale, inaugurant la première présence permanente de l'Europe en orbite.
L'Europe est enfin en orbite. Lundi, à 22h44 heure de Paris, Columbus a été amarré avec succès à la Station Spatiale Internationale (ISS). Embarqué le 7 février à bord de la navette Atlantis, le laboratoire spatial européen a été fixé au cours d'une sortie extravéhiculaire de près de huit heures des cosmonautes américains Rex Walheim et Stan Love.
Les deux mécaniciens de l'espace ont d'abord fixé sur le laboratoire une « prise » qui a permis à Canadarm 2, le bras robotique de l'ISS piloté de l'intérieur par l'astronaute Leland Melvin, de le saisir et de le mettre en position pour l'amarrage.
De l'intérieur, le Français Léopold Eyharts a alors actionné seize boulons électriques pour verrouiller le module. « Houston, Munich, Columbus fait maintenant partie de l'ISS » a alors pu annoncer Eyharts aux deux centres de contrôle (voir l'histoire du grand mécano de l'espace en images).
Dès mardi, les astronautes pourront entrer dans Columbus et commencer à tester les équipements. En première ligne, Eyharts restera dans l'ISS plusieurs semaines pour activer toutes les fonctions de Columbus (vérifiez votre connaissance de Columbus avec notre quiz).
Avec ce module cylindrique de sept mètres de long et de dix tonnes, l'Europe dispose enfin d'un avant-poste permanent dans l'espace. Jusqu'à présent, seuls les Etats-Unis et la Russie disposaient de leur laboratoire. Columbus permettra de réaliser des centaines d'expériences dans les biotechnologies, la médecine, les matériaux et les fluides, augmentant considérablement les capacités de recherche de l'ISS (lire l'interview d'Alain Berthoz à propos des études en microgrativé).
Revivez l'installation de Columbus minute par minute et en images sur le blog francophone de l'Esa ou sur ce forum de passionnés d'astronautique.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/02/12/01008-20080212...
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01.02.2008
Pleins feux sur Mercure
31/01/2008 | Mise à jour : 18:57 |
La sonde Messenger a livré ses premières images sur la face cachée de Mercure. Découvrez les premiers secrets de cette planète méconnue en images.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/01/31/01008-20080131...
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21.12.2007
Demain, des toitures végétalisées
Les collectivités locales et publiques s'intéressent à ces toits qui permettent de pallier l'artificialisation du milieu urbain.
Source: Figaro.fr
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17.12.2007
Atlantis ne sera pas lancée avant janvier
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29.11.2007
Vénus, l’histoire d’une Terre qui a mal tourné
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13.11.2007
La Lune s’affiche en haute définition
10/11/2007 | Mise à jour : 21:45 |
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La sonde japonaise Kaguya a tourné de splendides images de notre satellite. Découvrez les en vidéo.
À 100 km d’altitude au-dessus de la surface lunaire, la sonde japonaise Kaguya a un point de vue privilégié sur notre satellite. Autre particularité, cet engin d’étude scientifique embarque à son bord une caméra de télévision haute définition, financée par la chaîne japonaise NHK, qui fait la promotion de ce format d’image. Le 31 octobre, cette caméra a filmé les premières vues en TV HD de la surface lunaire, lors d’un survol depuis l’océan des Tempêtes vers le pôle nord, avec une lumière très rasante. L’étude détaillée des pôles de la Lune est l’un des objectifs les plus intéressant de la mission japonaise, car ces régions sont envisagées pour accueillir les bases permanentes envisagées par le programme lunaire habité de la Nasa.
Crédits: Jaxa/NHK
ICI POUR VOIR LA VIDEO:http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/10/01008-20071110...
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L’origine mystérieuse des rayons cosmiques

Marc Mennessier
09/11/2007 | Mise à jour : 21:20
Des rayons cosmiques (Simon Swordy/Nasa).
L’observatoire Pierre-Auger en Argentine lève une partie du voile sur la provenance des particules les plus énergétiques jamais observées dans l’Univers.
Qui sont-ils ? D’où viennent-ils et comment font-ils pour parvenir jusqu’à nous ? Malgré tous les efforts déployés depuis leur découverte, en 1938, par le physicien français Pierre Auger, ces trois questions restaient sans réponse : les rayons cosmiques d’ultra-haute énergie qui provoquent au contact de l’atmosphère d’immenses gerbes de particules (électrons, photons…) avaient fini par devenir l’une des plus fascinantes énigmes de la physique moderne.
Si elle ne résout pas tout, l’étude qui fait aujourd’hui la une de la revue américaine Science, par la collaboration Pierre-Auger qui regroupe plus de 300 chercheurs de 17 pays, constitue un événement scientifique majeur. «Nous avons fait un grand pas pour résoudre le mystère», se réjouit, dans un communiqué, le Prix Nobel de physique James Cronin de l’université de Chicago, qui fut, avec ses collègues Alan Watson, de l’université de Leeds (Royaume-Uni), et Murat Boratav, de l’université Pierre et Marie Curie-CNRS, l’un des initiateurs de l’observatoire Pierre-Auger. Autrement dit, le plus grand instrument scientifique consacré à la traque de ces étranges phénomènes cosmiques, déjà opérationnel, bien que son installation, au cœur de la pampa, près de la ville de Mendoza (Argentine), ne soit pas encore terminée.
«Nous sommes parvenus à démontrer que les rayons cosmiques à ultra-haute énergie se sont formés en dehors de notre galaxie, la Voie lactée, qu’ils proviennent probablement de galaxies à noyau actif relativement proches de la Terre (à quelques centaines de millions d’années-lumière tout de même…) et qu’ils sont plutôt constitués de protons», résume l’un des auteurs de la publication, Antoine Letessier-Selvon, directeur de recherche au CNRS/IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) qui fut, dès 1992, avec Murat Boratav, l’un des promoteurs de l’observatoire Pierre-Auger en France.
Pour bien comprendre l’importance de la découverte, il faut se représenter de minuscules grains de matière (protons ou noyaux d’éléments plus lourds comme le fer) fonçant à travers l’espace à des vitesses proches de celle de la lumière (environ 300 000 kilomètres par seconde). Le tout à des niveaux d’énergie inimaginables. Sur les milliers de rayons cosmiques détectés depuis 2004 par l’Observatoire Pierre-Auger, environ 80 avaient une énergie supérieure à 40 milliards de milliards d’électrons-volts, des exaélectrons-volts ou EeV (un 4 suivi de 19 zéros !). «Cela signifie qu’une seule de ces particules possède l’énergie suffisante pour élever d’un degré Celsius la température d’un gramme d’eau qui en contient environ dix mille milliards de milliards», explique Antoine Letessier-Selvon qui propose une seconde analogie. Dans son anneau souterrain de 27 km de circonférence, le futur grand accélérateur (LHC) du Cern, près de Genève, sera capable de produire des faisceaux de protons d’une énergie de 10 13 électrons-volts (1 suivi de 13 zéros) : un niveau encore jamais atteint sur Terre. «Or, pour produire un rayon cosmique de 57 EeV, il faudrait construire un accélérateur d’une circonférence de 270 millions de kilomètres, soit 7 000 fois le tour de la Terre à l’Équateur!»
Galaxies dotées de noyaux actifs
Où et comment l’Univers parvient-il à accélérer des particules à de tels niveaux d’énergie, inatteignables à l’échelle sur notre planète ? On comprend mieux pourquoi cette question excite la curiosité des scientifiques depuis des décennies. Et pourquoi dix-sept pays ont réuni 54 millions de dollars pour lancer en 1999 la construction de l’observatoire Pierre-Auger.
Si les rayons cosmiques de «faible» énergie (moins de 3 EeV tout de même !) ont une répartition spatiale à peu près uniforme, les auteurs de l’étude ont montré, en reconstituant leur trajectoire dans l’atmosphère terrestre, qu’il n’en va pas de même pour les plus énergétiques d’entre eux (plus de 57 EeV). Ces derniers proviennent, en effet, de régions du ciel relativement proches, comme le plan supergalactique, où la densité de matière est la plus élevée et où l’on trouve le plus de galaxies dotées de noyaux actifs. Alimentées par des trous noirs supermassifs qui engloutissent la matière environnante, ces galaxies à noyaux actifs pourraient effectivement jouer le rôle d’accélérateurs cosmiques, mais les scientifiques ignorent encore par quels mécanismes précis ils pourraient produire des niveaux d’énergie aussi élevés.
La faible déviation de trajectoire (entre 3 et 6 degrés) provoquée par les champs magnétiques galactiques et extragalactiques suggère également que les rayons cosmiques sont plutôt composés de protons que de noyaux d’éléments plus lourds. Ces derniers possédant plus de charges électriques devraient être beaucoup plus fortement déviés. Mais là encore, il est impossible de trancher, car ces champs magnétiques que l’on connaît très mal peuvent avoir une intensité plus faible que prévu et donc avoir une action moindre sur les particules chargées.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/09/01008-20071109...
01:30 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : L’origine mystérieuse des rayons cosmiques
06.11.2007
Une ligne grande vitesse Paris-Clermont à l'étude
| Clermont-Paris en deux heures par le train à l'horizon 2020. En Auvergne, on se réjouit de cette annonce...
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Une ligne à grande vitesse entre Paris et Clermont
